Mon histoire
Bienvenue dans mon univers 🌙
Je m’appelle Claire, et depuis toujours, les peluches occupent une place essentielle dans ma vie.
À 5 ans, j'avais déjà appris que mes peluches devaient rester dans ma chambre.
Comme mes Barbies. Comme mes Playmobils.
Je pouvais encore les aimer, bien sûr. Mais dehors, ça ne se faisait plus vraiment, me disait-on.
Alors elles sont restées là où personne ne pouvait les voir.

Et pourtant, elles n'ont jamais cessé d'avoir une place immense dans ma vie. Elles m’ont suivi enfermées dans un sac parce qu’il ne fallait pas que ça se sache. Officiellement en “déco” sur mon lit d’étudiante…
L'aspect sensoriel des peluches avait quelque chose d'essentiel pour moi.
La douceur. La texture. Le fait de caresser, de manipuler, de serrer quelque chose contre soi. Cette sensation très concrète d'avoir quelque chose de doux, de familier et de rassurant sous les doigts ou contre soi.
C'est seulement à l'âge adulte, lorsque j'ai découvert que j'étais autiste, que j'ai commencé à comprendre pourquoi.
Non, ce n'était pas « infantile ».
Non, ce n'était pas une étrange dépendance affective.
Mes peluches avaient toujours été mes amies.
Pas parce que je n'aimais pas les gens.
Mais parce qu'elles m'offraient du lien sans toute la pression sociale qui va d'ordinaire avec.
Et autre chose encore : une présence constante au milieu des changements.
Un repère familier, toujours identique, toujours disponible, quand le reste du monde pouvait devenir imprévisible. Ce fameux “objet transitionnel” dont on parlait tant pour les tout-petits.
Alors, lorsque je suis devenue maman, j'ai été particulièrement attentive au lien de mes filles avec leurs propres doudous.
Et c’est avec elles, deux petites filles neurodivergentes, que j'ai vu très concrètement ce qu'un doudou pouvait apporter, dès les premiers jours : de la sécurité, de l'apaisement, un repère quand tout autour change un peu trop.
Mais j'ai aussi retrouvé en les accompagnant cette “drôle” de règle :
Petit, ton doudou est important. On reconnaît qu'il te rassure.
Puis tu grandis.
Tu entres à l'école.
Et progressivement, il faudrait apprendre à t'en passer.
Pourtant, combien d'adultes dorment encore avec une peluche ? En collectionnent ? En achètent discrètement ? Retrouvent immédiatement du réconfort en en serrant une contre eux ?
Cette cassure m'a toujours semblé profondément absurde.
Alors un jour, j'ai eu envie de crocheter, non pas juste un amigurumi/une peluche de plus mais MON doudou.
Celui que j'aurais aimé avoir.
Un compagnon doux et rassurant. Un repère qui pourrait simplement être là, encore et encore, chaque fois que j’en aurais besoin.
C'est quelque chose que j'ai voulu retrouver plus tard dans les Câlins de Lune, mais en le pensant vraiment dès leur conception : un fil chenille très doux, le relief des mailles au crochet, des pattes que l'on peut attraper et manipuler, une forme qui vient naturellement se caler contre le buste et un rembourrage ferme pour une vraie présence lorsqu'on le serre contre soi.
Parce qu'un Câlin, pour moi, ce n'est pas seulement un compagnon auquel on s'attache. C'est aussi un objet qu'on a envie de toucher, de tripoter, de prendre dans ses bras et de garder contre soi.
Et j'en ai créé pour mes filles aussi.
À cette période, ma plus petite avait notamment beaucoup de mal à s'apaiser (et s’endormir !) la nuit.
Et ça a fonctionné ! 💜
Au même moment, je réfléchissais justement à créer mon entreprise autour du crochet.
Alors je me suis posé une question toute simple :
Si ce petit compagnon pouvait l'aider elle… pourquoi ne pourrait-il pas en aider d'autres ?
Des bébés. Des enfants.
Mais aussi tous ces adultes à qui on a appris, un jour, qu'ils étaient devenus trop grands pour avoir besoin d'un doudou.
C'est comme ça que Câlins de Lune a commencé à prendre vie. 🌙✨